Mémoires d'un paysan bas-breton : les articles de presse

 
Jean-Marie Gustave Le Clézio - Prix nobel de Littérature 2008Itw dans Bretons magazine n° 37 nov. 2008
« Il y a eu ce très beau livre, "Mémoires d'un paysan bas-breton" de Jean-Marie Déguignet, qui décrit un Quimper absolument atroce. Déguignet mourrait de froid dans une soupente, les enfants lui jetaient des cailloux quand il passait. C'était une sorte de clochard qui a fini par se marier, par être trompé par sa femme, c'était terrible. »
 

Marie Gabrielle MiossecLa France Agricole, 11 août 2000
« On eût aimé que son histoire fût moins âpre. Mais Jean-Marie Déguignet a trop connu la misère pour la parer de la moindre des vertus qui adoucit souvent les écrits des historiens. »

 
Marianne Payot - L'Express, 13 juillet 2000
« Quelle revanche ! Jean-Marie Déguignet, pauvre parmi les pauvres doit savourer sa victoire posthume. Ses Mémoires d'un paysan bas-breton ont provoqué un véritable raz de marée : 120 000 exemplaires vendus en deux ans et les droits achetés, notamment, par un éditeur américain. Une bonne presse régionale un bouche-à-oreille efficace et une intervention de Michel Polac sur France-Inter ont contribué à la formidable aventure de ce manuscrit écrit il y a cent ans. Et retrouvé il y a peu dans une HLM de Quimper. Né en 1834 dans une famille de journaliers du Sud-Finistère, Déguignet s'engage dans l’armée de Napoléon III pour parcourir le monde : de la Crimée à la Kabylie ou au Mexique, il ouvre grands les yeux sur les turbulences de ces pays, puis regagne la France. La misère l’attend. Il s'enferme dans I'écriture, noircissant, de 1898 à 1905, 43 cahiers d'écolier sur sa vie, atypique, avec en particulier, ses souvenirs de l'armée, caustiques. Une mine pour les historiens, amateurs ou professionnels. Et le pactole pour les éditions An Here. Qui réinvestissent tous leurs bénéfices dans des livres bretons pour la jeunesse. Parions que l'ancêtre aurait apprécié ! »
 
 
Aurélia Jakmakejian - Livres hebdo, 1 octobre 1999.
« Il est de ces textes qui resurgissent telle une irruption volcanique sur les étals des librairies. Aussi soudaine qu’impressionnante, la publication en mai 1998 des Mémoires d‘un paysan bas breton, de Jean-Marie Déguignet…»
 
 
Etienne de Montety - Figaro magazine18 septembre 1999.
« Personnage hors du commun, aussi bruyant mort que vivant ! (…) comme on collectionne les cartes postales, il apprend le français, l’italien, l’espagnol, cite Molière et Dante dans le texte. »
 
 
 Julie Bourgois - Marianne, 28/06-04/07/1999.
« La vie d’un paysan du XIXe : ré-vo-lu-tion-naire ! ».

             
Marie-Cécile Navet-Grémillet - La faute à Rousseau, juin 1999.
« A Quimper, il y a une centaine d’années, dans le misérable trou qui lui sert de logis, un vieil homme entreprend le récit de sa vie. (…) les Mémoires de Déguginet sont haut en couleur et le verbe est souvent vert. »
 
 
Francis Christian - Généalogie magazine, mai 1999.
« Son auteur, Jean-Marie Déguignet, restera sans doute une référence pour toute étude de la société rurale bretonne au cours du XIXe siècle. »
 
 
André Gouillou - Les mains libres, mai 1999.
« Quand Per Jakez Helias traduisait en français son 19e livre écrit en breton et corrigé par sa maman, il eut disait-on beaucoup de travail, malgré sa haute formation littéraire classique, à trouver les qualificatifs multiples nécessaires à ne pas trahir l’idée ou le sentiment exprimé en breton dans « Le cheval d’orgueil. C’est le cas, en ce moment, pour les « mémoires de Jean-Marie Déguignet », qui rencontrent un succès de librairie déconcertant, mais signe d’un temps nouveau. Positif. »
 
 
René Bourrigaud - Bulletin du Centre d’Histoire du Travail, février 1999.
« Il nous fait découvrir de l’intérieur la société bretonne du siècle dernier, du point de vue d’un militant républicain, suffisamment libéré des tabous d’une société cléricale pour dire les choses comme elles sont, en tout cas comme il les voit. Et son itinéraire nous fait parcourir un bon bout de chemin.»
 
 
Michel Polac - Charlie Hebdo, Janvier 1999.
« Je ne sais si Jean-Marie Déguignet est un écrivain, mais ce sacré bonhomme est un grand caractère ; un têtu, un indépendant, un libertaire, un républicain, un bouffeur de curés et de seigneurs ; il n’est pas la voix des humbles, mais le porte parole d’un peuple breton illettré, parlant "patois" et maintenu dans l’ignorance et la superstition par le clergé et la noblesse. »
 
 
Yves Pouchard - Journal du dimanche, 13 décembre 1998.
« Le Cheval d’orgueil a trouvé à qui parler. (…) Sur 2 584 pages d’une jolie écriture il vide son cœur. (…) une telle pièce rare mérite bien un sacrifice de plus. (…) Pendant toutes ces années, il a donc écrit, dans un français limpide, sans rature. Il a parsemé ses souvenirs de contes recueillis dans la campagne bretonne et de poèmes de son cru. « Aujourd’hui, des passionnés de l’histoire du Second empire nous sollicitent pour que nous sortions en un livre à part les chapitres consacrés aux campagnes militaires de Déguignet. Ses observations sur cette période constituent un témoignage exceptionnel par quelqu’un de l’intérieur. »
 
 
Daniel Morvan - Ar Men, août 98.
« L'édition de ce journal d'un révolté de la société bretonne traditionnelle est un évènement par le regard critique qu'il porte et sa qualité d'écriture. Deguignet est un individu hors norme, un pur anarchiste de la terre. »
 
 
Bretagne Magazine, n°2, août 1998.
« Des clichés éventrés par un verbe éffilé, la bonne société des gens de lettres malmenée, la"curaille" dévorée à tour de page. Sacré personnage que ce JM Déguignet... un document drolement alerte, passionnant comme un roman et d'une grande justesse. »
 
 
Herri Gourmelen - Le Peuple breton, août 98.
« Un roman d'aventures et un document ethnographique exceptionnel. »
 
 
Le Télégramme, juillet 1998
« Ce destin extraordinaire d'un paysan du 19ème siècle se lit avec d'autant plus d'intérêt, qu'il se déroule dans une athmosphère très révélatrice des moeurs de l'époque, avec ses superstitions ses personnages si caractéristiques qui arrachent des sourires au lecteur. »
 
 
Yves Loisel Les lettres bretonnes, - Le Télégramme, 14 Juillet 1998.
« Jean-Marie Déguignet, homme courageux, ingénieux, dévoré par le désir d'apprendre, non seulement ne manque pas de culture mais possède aussi une forte personnalité. Ajoutons qu'il porte un regard particulièrement sévère sur les bretons qu'il considère comme des sauvages soumis aveuglement à la religion et aux superstitions ! C'est assez dire qu'on ne s'ennuie pas un seul instant en sa compagnie. »
 
 
Yann Poilvet - Armor Magazine, juin 1998.
« C'est un témoignage exceptionnel, parfois outrancier, sur la société bretonne du 19 ème siècle, qui remet en cause beaucoup d'idées reçues. »
 
 
Laurent Quevilly - Ouest-France, octobre 1984.
« Ses options, révolutionnaires pour l'époque, lui vaudront tous les déboires. Exproprié de sa ferme par son propriétaire noble, boycotté par la clientèle bien-pensante de son bureau de tabac, il entreprend alors dans une misère totale, la rédaction de mémoires, qui apportent un éclairage inédit, sur la vie quotidienne au XIX ème siècle, et les conflits auxquels il a pris part. »
 
 
Robert Tilendis - Green Man review
Quite honestly, I have been avoiding this book, simply because, on the basis of the introduction, I was reluctant to get involved with a bad-tempered, marginally insane peasant whose life was depressing. The discovery that most of his life was not depressing, when I finally took the plunge, was reward enough for my determination. The translation is very readable, and the details about life in Britanny and in Déguignet's various ports of call are fascinating. Presented as a document of social science,Memors of a Breton Peasant is equally worth reading for pleasure.