Cet espace Déguignet a pour objectif de vous faire découvrir des informations inédites sur cet étonnant voyageur du bout du monde, chroniqueur iconoclaste de la dernière moitié du 19e siècle.

Le Centre de recherche et de documentation Jean-Marie Déguignet qui est à l'origine de l'édition de l'Intégrale des Mémoires de Jean-Marie Déguignet : histoire de ma vie tient également à la disposition des chercheurs les autres écrits encore à l'état de manuscrit.

En réunissant un abondant matériau documentaire sur les années Déguignet, nous avons pour ambition de pouvoir répondre aux nombreuses questions que pose la lecture d'un destin hors du commun. Il est aussi un lien entre tous ceux qui ont retrouvé dans le témoignage de Déguignet, des pans de leur propre histoire familiale, qu'elle soit liée à la paysannerie pauvre, à l'anticléricalisme ou à la tradition militaire sous Napoléon III.
 
Espace Déguignet : un site pour la mémoire
Initialement, l'Espace Déguignet était présent sur Internet à l'adresse www.deguignet.org, et était animé par Norbert Bernard, chercheur émérite décédé le 18 septembre 2005. Cette partie du site reprends en grande partie son travail et lui est dédié.
 

 

Jean-Marie Déguignet

Jean-Marie Déguignet, né le 19 juillet 1834 à Guengat, mort à Quimper, le 29 août 1905, est avant tout un écrivain breton de langue française. On trouvera ici un résumé de sa biographie et de son oeuvre.
 

Biographie : mendicité, campagnes, misère

Jean-Marie Déguignet est issu d'une famille de condition très modeste. Son père était fermier à sa naissance, mais au bord de la ruine, il perdit son bail deux mois plus tard. Il loua ensuite un penn-ty à Ergué-Gabéric où il vendait ses services chez des fermiers pour huit à douze sous par jour.

Enfant, sa famille subit de plein fouet la misère engendrée par l'épidémie de mildiou des années 1840 - celle qui provoqua l'émigration des Irlandais.
Il devint donc mendiant. Après cette crise, il parvint à se faire engager dans plusieurs fermes comme vacher, notamment à la ferme-école d'agriculture de Kermahonnet en Kerfeunteun. Récupérant des feuilles oubliées par des élèves, il apprend à écrire et lire le français par lui-même.

Lire la suite...

 

Destinée de l'œuvre : entêtement d'un écrivain paysan, soldat et rebelle

Anatole Le Braz ne publia que le début du premier manuscrit dans la Revue de Paris pendant l'hiver 1904-1905. Le récit s'achève avec la campagne d'Italie et une mention « À suivre », mais il n'y eut aucune suite.
Le reste de cette première version est perdu.

Ce n'est que près d'un siècle plus tard, et presque par hasard, que le manuscrit de la seconde rédaction fut retrouvé et publié, avec un immense succès populaire : plus de 300 000 exemplaires de vendus en France avec des traductions en italien, en tchèque et en anglais. Et cela malgré une presse parisienne quasi silencieuse, à part Michel Polac, et aussi de nombreuses interventions de ses éditeurs dans les médias.
 

Lire la suite...

 

Jean-Marie Déguignet, un physique et un esprit

Sa description physique

Nous disposons, pour sa description physique, de celle contenue dans les contrôles des troupes des différents où il a servi (1854-1868) : on note qu'il mesurait 1,57 m. Sa photographie datant des années 1870 est la seule que nous possédons. Elle sert à illustrer la couverture de Histoire de ma vie et des Mémoires d'un paysan bas-breton. Photo de Jean-Marie Déguignet
Mais la description la plus éloquente qui nous soit donnée de Jean-Marie Déguignet est celle d'Anatole Le Braz dans la Revue de Paris :
 
« C'était en 1897, un soir de Juin. 

Je vis paraître un homme d'une soixantaine d'années, très vert encore d’aspect et d'allure, plutôt petit, bas sur jambes et les épaules trapues, tout à fait le type du paysan quimpérois dont il portait le costume et dont il avait tout l'extérieur, avec cette particularité néanmoins, qu'au lieu d'avoir la figure rasée, comme ses pareils, il laissait librement pousser sa barbe couleur d'étoupe, qui lui hérissait le visage d'une abondante broussaille inculte. Il était chaussé de sabots. Ses vêtements étaient propres, quoique fatigués.

Lire la suite...

 

L'écriture de Jean-Marie Déguignet

 

26 cahiers d'écolier de 100 pages, remplis d'une écriture aussi aisée dans son tracé que dans son style, nous donnent la mesure du savoir acquis en autodidacte par Jean-Marie Déguignet.

Ecriture de Jean-Marie Déguignet Histoire de ma vie

Il semble que la plume ait couru sur le papier d'une seule traite, presque sans ratures. Ce ne sont pas les quelques rudiments d'instruction qui lui ont été professés dans son enfance qui ont pu à eux seuls et à ce point forger cette main à l'écriture. Et pourtant, les cahiers révèlent immédiatement l'habitude de Jean-Marie Déguignet pour la pratique de l'écriture. Elle s'élance véritablement, fine, droite, à peine inclinée vers la droite, rythmée par des espaces réguliers. La lecture de Déguignet dans le texte ne pose pas de réelles difficultés sauf lorsque les lettres buttent contre une fin de ligne.
 

Lire la suite...

 

Jean-Marie Déguignet : Chronologie de sa vie

1834 Guengat Naissance à Quilihouam (19 juillet)
1844 Ergué-Gabéric Mendiant (1844-1851)
1851 Kerfeunteun Vacher à Kermahonnec (1851-1853)
1854 Kerfeunteun Domestique au Guerlac'h (1er janvier 23 août)
1854 Lorient Incorporation au 37° de ligne (25 août)
1855 Marseille Embarquement pour la Crimée (23 août)

Lire la suite...

 

Jean-Marie Déguignet : arbre généalogique

Arbre généalogique de Jean-Marie Déguignet

 

Déguignet connaît la loi !

 
Avec l’aide de Mme Le Douget, historienne de Langolen, qui travaille au Tribunal de Quimper, nous avons étudié les références aux codes de lois données par Jean-Marie Déguignet.

Lire la suite...